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La Société de transport de Montréal (STM) doit remplacer 336 voitures de métro. Photo : Bloomberg
Bombardier et sa rivale française Alstom ont décidé d'enterrer la hache de guerre et de préparer une soumission commune en vue d'obtenir le contrat de remplacement des voitures du métro de Montréal, d'une valeur de 1,2 milliard $.
Le rapprochement a été amorcé après que le chef de la direction d'Alstom eut appelé son homologue canadien.
Les deux sociétés s'étaient retrouvées devant les tribunaux après que le gouvernement québécois eut annoncé, en mai 2006, que la Société de transport de Montréal (STM) pouvait commencer à négocier avec Bombardier au sujet du remplacement de 336 voitures de métro.
Alstom avait alors contesté, estimant que la STM devait procéder à un appel d'offres. La Cour supérieure du Québec a par la suite donné raison à l'entreprise française, en janvier 2008.
"Pas mal d'eau a coulé sous les ponts depuis mai 2006. Nous croyons maintenant que le moment est venu de regarder en avant et d'être positif", a déclaré la porte-parole de Bombardier Transport, Geneviève Dion, lors d'un interview.
La date limite pour le dépôt des soumissions, qui avait été fixée au 14 novembre, a été repoussée au 12 décembre à la demande des deux entreprises. Les voitures de métro doivent entrer en opération à compter de juillet 2012.
Bien que Bombardier ait refusé de donner des détails au sujet de la soumission commune, Mme Dion a indiqué que l'usine de montage de la société à La Pocatière et son bureau de la région de Montréal contribueraient de façon importante au projet.
"(L'usine de) La Pocatière jouera un rôle très important dans l'exécution de ce contrat possible", a affirmé M. Dion, qui n'a pas voulu préciser le nombre d'emplois qui pourraient être créés.
Le gouvernement du Québec exige que le contrat comporte 60 pour cent de contenu canadien et que l'assemblage final ait lieu au Canada.
Bombardier et Alstom ont travaillé ensemble dans le cadre de plusieurs projets internationaux, incluant le service de liaison ferroviaire Acela d'Amtrak entre Boston et Washington, le métro de Paris ainsi que des trains régionaux et des TGV en France.
Il n'est cependant pas prévu que les deux géants du transport fassent équipe dans le but de mettre la main sur le contrat de tramways à Toronto. Les soumissions pour ce dernier projet doivent être déposées au plus tard le 5 janvier.
A la Bourse de Toronto, lundi après-midi, le cours des actions de Bombardier était de 4,69 $, en baisse d'un cent par rapport à son précédent taux de clôture.