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Les spéculateurs regardent vers le bas. Photo: Bloomberg
Le prix du baril de pétrole a chuté à 115,22 dollars américains le baril, lâchant 4,80 dollars américains pour la journée.
Cette baisse intervient alors que les spéculateurs sembleraient avoir renversé leurs positions, misant cette fois sur la baisse du baril. Les craintes de ralentissement de la demande aux États-Unis et en Europe sont également présentes.
En outre, le prix du baril régresse alors que le dollar américain a repris de l’élan. Il gagnait hier 1,6% par rapport au panier de devises internationales de référence
alors que le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, exprimait ses inquiétudes par rapport à la croissance et à l’inflation dans la zone euro.
Cette conjoncture est particulièrement défavorable au dollar canadien qui glissait à 93,63 cents américains vendredi après-midi. Cependant, les mouvements du pétrole et le billet vert ne sauraient à eux seuls justifier l’élan de désaffectation du dollar canadien connu dans le courant de la semaine. Les traders sont pris en déroute.
«Ce mouvement dépasse les facteurs fondamentaux associés à la devise. Le mouvement de repli que j’observe me fais penser au mouvement opposé qui avait mené le dollar canadien à 1,10 dollars américains l’an dernier», commente François Bélanger, spécialiste des devises à la BMO.
À son avis, ces mouvements sont exagérés et devraient se corriger dans le moyen terme. Cependant, compte tenu de la volatilité des marchés, il n’exclut pas que le dollar canadien glisse davantage et tombe à 92 cents américains, le niveau duquel a démarré l’élan de hausse l’an dernier.