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Les Canadiens qui se demandent où placer leurs économies et comment gérer le plus efficacement possible leurs finances peuvent tout simplement se concentrer sur la plus importante des choses: effectuer des versements sur leurs hypothèques.
"La maison, cette dette non déductible, c'est elle qui tue", dit Adrian Mastracci, un gestionnaire de portefeuille chez KCM Wealth Management.
"Si vous parvenez à vous débarrasser de votre hypothèque en 10 ou 15 ans, vous pourrez alors concentrer toutes vos finances sur le reste des choses, ce qui est habituellement de l'épargne pour la retraite."
La dette, ajoute-t-il, "est le principal obstacle à l'épargne, car elle absorbe tellement d'argent qui va aux mauvais endroits (...) et particulièrement si la dette n'est pas déductible, comme une hypothèque et une carte de crédit."
Les dettes non déductibles sont les dettes pour lesquelles un contribuable ne peut obtenir de déductions d'impôts _ comme les cartes de crédit et les hypothèques. Certains prêts étudiants et prêts sur valeur nette de la propriété permettent à l'emprunteur de réclamer des déductions fiscales.
Un taux d'intérêt non déductible de 6 pour cent, par exemple, coûte en réalité 9,2 pour cent pour un contribuable se situant dans la tranche d'imposition de 35 pour cent, selon Adrian Mastracci.
Si le taux d'intérêt de 6 pour cent était déductible, toujours à l'intérieur de cette même tranche d'imposition, l'emprunteur n'aurait à payer que 3,9 pour cent après impôts.
"Il y a beaucoup d'épargne à faire en remboursant une hypothèque, et c'est sans risque: vous contrôlez la vitesse à laquelle la valeur de l'hypothèque descend, vous contrôlez le moment auquel vous remboursez, il n'y a pas de risque supplémentaire, parce qu'il s'agit d'une hypothèque que vous avez déjà contractée", ajoute-t-il.
"C'est ennuyant _ il n'y a rien d'excitant à rembourser une dette _ mais cela marche à merveille."
Un sondage mené par la Banque de Montréal publié cette semaine indique que 46 pour cent des Canadiens éprouvent un malaise lorsqu'ils abordent les questions financières, et que 53 pour cent des personnes interrogées aimeraient être en mesure de mieux gérer leur argent.
Cette étude, menée par le centre de recherche Harris/Décima pour le compte de BMO Groupe financier auprès de 1000 Canadiens, avance également que les ménages ayant un revenu supérieur à 100 000 $ ne sont pas à l'abri de l'angoisse, car 35 pour cent des répondants ont admis que les questions d'argent les empêchaient parfois de trouver sommeil.