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Les régimes de retraite à prestations déterminées (PD) continuent à décliner, selon Claude Lamoureux, ancien président et chef de la direction de Teachers, le Régime de retraite des enseignants de l’Ontario.
En plus de la démographie, il soutient que la complexité des réglementations provinciales et l’asymétrie de risque découragent les entreprises privées d’offrir des régimes à prestations déterminées à leurs employés.
Selon lui, seulement 20% des employés du secteur privé ont des régimes de retraite à prestations déterminées, comparativement à 80% des employés du secteur public. En 1992, plus de 90% de l’effectif de la fonction publique du Canada et 29% des travailleurs du secteur privé étaient couverts par un régime PD, soutient-il.
Il invite les gouvernements provinciaux à harmoniser leurs réglementations et le fédéral à augmenter le maximum d’excédent permis aux différents régimes à au moins 25% pour encourager les entreprises à offrir des régimes à prestations définies.
«Si l’employeur a des activités dans le Canada et qu’il est astreint à divers régimes, c’est extrêmement compliqué pour lui», affirme M. Lamoureux.
Il soutient que les régimes de retraite ne seraient pas en mauvaise position aujourd’hui s’ils avaient pu accumuler des surplus de plus 10% du passif enregistré dans les années 90. Teachers a réussi à négocier avec Ottawa une possibilité de surplus de 25%.
Il suggère la recherche d’une solution qui ferait en sorte de partager le risque des déficits entre l’employeur, l’employé et les bénéficiaires du régime. Dans ce cas, les employés devraient augmenter leurs contributions ou diminuer leurs pensions en cas de déficit.
Visionner l’entrevue avec Claude Lamoureux