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AbitibiBowater: John Weaver part à la retraite

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John Weaver (à gauche) part à la retraite. Photo: LesAffaires.tv

Le président exécutif du conseil d'administration d'AbitibiBowater, John W. Weaver, part à la retraite. Il quittera ses fonctions le 1er juillet et demeurera président du conseil non dirigeant et membre du conseil d'administration de la société jusqu'au 31 mars 2009.

«Quitter AbitibiBowater à cette étape de ma vie est la bonne chose à faire», a déclaré John Weaver dans un communiqué envoyé 15 minutes après la fin d’un point de presse donné par M. Weaver lui-même et par le chef de la direction de la société, David Paterson, tout juste avant le début de l’assemblée annuelle des actionnaires.

Curieusement, les médias présents au point de presse n'ont pas été informés des intentions de M. Weaver avant la publication du communiqué.

«De nombreux défis restent à surmonter et je suis confiant que nous avons les personnes qualifiées pour les relever avec succès», a-t-il ajouté.

Perte nette en hausse

La société a enregistré une perte nette de 490 millions de dollars pour l’exercice de 2007 (14,11$ par action) comparativement à une perte nette de 138 millions de dollars à l’exercice de 2006.

Durant l’exercice de 2007, AbitibiBowater a enregistré des revenus de 3 876 millions de dollars comparativement à 3 530 millions de dollars pour la période équivalente en 2006.

«Si le dollar canadien baisse à 0,90 $US, si le marché immobilier aux États-Unis se redresse et si le baril de pétrole redescend à 100 $, l’entreprise devrait être en mesure de renouer avec la rentabilité», a déclaré David Paterson en point de presse.

L’entreprise cherche dorénavant à concentrer ses activités à la diversification de ses produits, à la vente de ses actifs moins stratégiques, à la réduction de ses coûts et à une meilleure gestion de ses dépenses. AbitibiBowater mise également sur l’exportation de ses produits au niveau international pour améliorer son bilan.

«Le marché demeure difficile, la demande de papier journal est en baisse de 10% par année, la disponibilité du produit diminue et c’est au Québec que la fibre de bois coûte le plus cher au monde», a souligné M. Paterson, qui n’écarte pas la possibilité de devoir réduire sa capacité de production de nouveau, en fonction de «l’évolution du marché».

M. Paterson indique également que l’industrie de la foresterie, actuellement dans le creux d’un cycle, devra continuer de se battre pour avoir un futur prospère, tant et aussi longtemps que le dollar canadien sera à parité avec la devise américaine.

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