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Le projet de dérivation des eaux de la rivière Rupert devrait fournir du travail à 33 000 travailleurs au cours des six prochaines années, selon la mise à jour de la Société de l’énergie de la Baie-James (SEBJ).
Ce nombre inclut tout ce qui est création d’emploi pour la durée du projet, c’est-à-dire les emplois créés par les fournisseurs et les entreprises de services entourant le projet, précise Johanne Savard de la SEBJ.
En plus du projet de la rivière Rupert, les travaux de construction des centrales hydroélectriques de l’Eastmain-1-A et de La Sarcelle offrent aussi de nombreuses perspectives d’emploi.
Au plus fort des travaux, plus de 4 000 travailleurs devraient être employés sur les chantiers, selon l’enquête Les Carrières d’Avenir 2008 des éditions Jobboom. La SEBJ parle même de 5 000 travailleurs.
Le Consortium Énergie Gérance Eastmain a pour mission de recruter pour la SEBJ le personnel de gérance du projet Eastmain-1-A. Il est à la recherche d’ingénieurs, de conseillers en santé et sécurité, d’administrateurs de contrat, d’arpenteurs et de spécialistes et techniciens en géologie, infrastructures, mécanique et informatique.
Denrée rare
Selon le directeur du Consortium, Marc-André Groulx, « plus les travaux avancent, plus c’est difficile de recruter ». Il explique cette difficulté par l’existence de chantiers de construction ou de réfection d’infrastructures à proximité des grands centres qui utilisent le même bassin de travailleurs.
De plus, « l’accalmie dans les travaux hydroélectriques depuis 1985-1990 fait en sorte que les travailleurs qui avaient de l’expertise ont pris leur retraite ou se sont recyclés, et qu’il n’y a pas eu de relève », explique M. Groulx. Il déplore que la main-d’œuvre disponible soit généralement âgée ou peu expérimentée.
Plusieurs incitatifs sont donc utilisés pour attirer les travailleurs qualifiés et expérimentés. Une semaine de 60 heures avec un taux horaire avantageux, le gîte et le couvert incluent, une prime d’éloignement, et des congés périodiques avec transport vers Montréal ou Québec payé par la SEBJ.
Autres secteurs de l’énergie
Outre Hydro-Québec (23 000 emplois), les grands employeurs actuels du secteur de l’énergie québécois sont la distribution des produits pétroliers (15 400 emplois), le raffinage du pétrole (3 000 emplois) et la distribution du gaz naturel (1 300 emplois).
S’il se réalise, le projet de terminal méthanier Rabaska devrait générer 2440 emplois directs et 2550 emplois indirects entre 2007 et 2010, selon l’enquête des éditions Jobboom.