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Les conflits entre les générations occasionnent des coûts énormes en roulement de personnel. Photo: Photo.com
Les jeunes n’ont pas d’éthique, n’ont pas de loyauté ni de respect de l’autorité et ne sont pas travaillants, alors que les vieux sont égoïstes et désillusionnés. Les généralisations sur les travers des générations courent les rues et les médias, et nuisent à votre entreprise.
Pour atténuer les conflits entre les générations et contrer leurs problèmes de main-d’œuvre, les employeurs devraient reconnaître les valeurs des générations X et Y, établir des relations de respect mutuel et éviter de généraliser sur les défauts des jeunes.
C’est le point qu’a défendu hier Diane Fichaud, de la firme de consultation en gestion des ressources humaines Fichaud Viau et Associés, lors du 15e Congrès du commerce de détail qui se tient encore aujourd'hui à Montréal.
Elle considère que «le manque de communication et les conflits entre les générations occasionnent des pertes de ventes et des coûts énormes en roulement de personnel».
Selon elle les employeurs doivent accepter le fait que les générations plus jeunes ont des priorités différentes des leurs et faire en sorte de retenir les meilleurs jeunes effectifs en leur offrant un environnement de travail stimulant qui répond à leurs besoins.
Elle soutient que la génération X recherche un équilibre entre le travail et la vie personnelle, des salaires, avantages sociaux et conditions de travail attirantes et des occasions d’apprentissage et de développement des compétences.
La loyauté envers l’employeur viendrait pour les X loin derrière la famille, soi-même, les amis et les collègues, alors que la première raison des démissions dans le commerce de détail serait le supérieur immédiat. «Le respect ça se mérite, ça ne s’impose pas», dit-elle.
À ceux qui croient que les jeunes n’ont plus de respect pour l’autorité, elle répond que «les jeunes n’ont plutôt plus de respect pour la connerie».
Même chose en ce qui concerne l’éthique. Les employeurs devraient comprendre que l’éthique n’équivaut plus à la ponctualité ou au nombre d’heures passées au travail, mais à l’atteinte des résultats et des échéanciers, soutient-elle. Afin de concilier vie personnelle et travail, tant les X que les Y rechercheraient des horaires flexibles.
Les Y sont, selon Mme Fichaud, «la génération la plus exigeante de tous les temps». Ils veulent des responsabilités, la valorisation de leur travail, un usage des technologies disponibles, de l’appréciation et un environnement de travail amical et relaxe.