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Chantiers Davie: la direction se veut rassurante


Le chef de la direction de Chantiers Davie, Steinar Kulen (au centre avec le veston marine), veut stabiliser les finances de la société avant de se lancer à la conquête de nouvelles commandes. Photo: TSX.com

La direction de Chantiers Davie est catégorique, le chantier naval est compétitif. Reste à présent à trouver suffisamment de financement pour assurer un avenir à l’entreprise.

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Le chef de la direction Steinar Kulen affirme, en entrevue, que les piètres résultats financiers sont en grande partie attribuables à une charge non-récurrente de 36,1 millions de dollars américains liée aux projets en cours de production au chantier maritime.

«Dès mon arrivée le 1er mars dernier, j’ai entrepris une révision des activités de l’entreprise qui a révélé certaines lacunes au niveau de la production attribuables à la complexité des navires. De plus, l’embauche de centaines d’employés a aussi engendré certains délais», dit-il.

M. Kulen se dit enchanté par ce qu’il a vu à Lévis depuis son arrivée en poste, estimant que la qualité de la main-d’œuvre y est excellente: «Il nous faut d’abord revoir de fond en comble notre procédure de construction de navires», affirme-t-il.

L’entreprise qui manque cruellement de liquidités, pourrait devoir fermer ses portes dans six mois si aucun financement additionnel n’est trouvé. Steinar Kulen se dit confiant de trouver le financement nécessaire, qui pourrait venir de la maison mère, la norvégienne Teco Management.

Le chef de la direction n'a toutefois pas voulu préciser combien la société doit obtenir pour assurer sa survie à long terme.

«Nous devons réaliser qu’il faut stabiliser notre situation financière avant d’espérer décrocher de nouveaux contrats. Une fois que ce sera fait, les commandes suivront», dit-il.

Le syndicat inquiet

Du côté syndical, on estime ne pas avoir de pouvoir sur les prix des soumissions, sur la hausse du prix des matières premières ou sur la fluctuation des devises: «Nous n’avons rien à nous reprocher. La direction a prévu des délais de production trop serrés vu la complexité des navires», affirme le président du syndicat des travailleurs du chantier maritime, Paul-André Brulotte.

Ce dernier se dit prêt à s’asseoir avec la direction de Chantiers Davie afin de trouver des façons d’améliorer la productivité de la société : «Tout ce qui pourra être fait sera fait. Mais à la base, il va falloir que la direction augmente ses prix», croit-il.

Paul-Anré Brulotte se dit à la fois inquiet et confiant quant à la survie de l’entreprise. «Ils ont (la direction) investi beaucoup dans le chantier. Ils ont installé du nouveau matériel cette semaine et de nouveaux employés sont aussi entrés au travail ces derniers jours. On y croit au chantier. Mais quand la direction dit ne pas avoir de liquidités suffisantes pour subvenir à ses besoins pendant plus de six mois, il faudrait être drôlement insouciant pour ne pas être inquiet», dit-il.

Trônant à 3,25$ le 21 février, le lendemain de son entrée en Bourse, le titre de Chantiers Davie a depuis perdu la quasi-totalité de sa valeur et a clôturé la séance de mercredi à 18 cents à la Bourse de Toronto.

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