Les entreprises canadiennes sont dans la mire des multinationales
et des services secrets étrangers. Des espions minent
l'économie du pays. Voici comment.
21 mars 2007. En cette journée de printemps plutôt
frisquet, une équipe de choc mandatée par Bombardier
Aéronautique grimpe les marches du palais de justice de
Montréal. Pour eux, le temps presse. Leur mission : mettre
la main sur l'ordonnance Anton Piller, également
surnommée "l'arme nucléaire du juridique", afin de
pouvoir perquisitionner la demeure de Simon Davies.
Mais qu'est-ce que l'Université Harvard apprend donc
à ses étudiants en gestion ? Moi qui croyais que
cette institution était une référence dans son
domaine ! De deux choses l'une : ou bien elle a failli à la
tâche dans le cas du ministre Bachand (qui y a
décroché un doctorat en 1981) ou alors ce dernier a
oublié tout ce qu'il y a appris.
"En octobre 2004, les forces rebelles prennent d'assaut la
communauté de Kilwa, située à près de
50 kilomètres du site minier de Dikulushi. L'armée
congolaise riposte en réquisitionnant des véhicules
et d'autres moyens logistiques de la société Anvil
Mining pour attaquer les rebelles. Un peu plus tard, on apprendra
que les droits humains ont été violés à
de nombreuses reprises lors de cette opération."
Voilà comment, sur son site Web, une minière
canadienne se dégage de toute responsabilité face
à des meurtres et à des viols commis par
l'armée congolaise. Je ne comprends pas que cette entreprise
puisse poursuivre ses activités là-bas. En tout cas,
moi, je ne ferais certainement plus affaire avec le type qui
volerait ma voiture pour écraser des enfants.
Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, a procédé le 29 octobre au lancement officiel de la Fondation One Drop, à Montréal.